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CLANDESTIN – Album 12 titres 2018

Paroles des chansons
01 - Partir dans le désert

Isolé dans l’espace
L’univers insensible
Accroché à des lianes
Que l’on voudrait docile
Quand tout se floue, que l’on se perd

Partir dans le désert, se rendre sourd
Alors que tant de gens espèrent encore, encore
Ho partir dans le désert, se rendre fou
Se retrouver dans la lumière encore, encore

Et que veux-tu que j’y fasse
Même si tout est possible
L’avenir ne laisse pas de traces
Le passé est invincible
Quand tout se floue, que l’on se perd

Partir dans le désert, se rendre sourd
Alors que tant de gens espèrent encore, encore
Ho partir dans le désert, se rendre fou
Se retrouver dans la lumière encore, encore

02 - Une réponse de l’intérieur

On m’a dit un jour
Que ces questions me perdraient
Que si l’on veut s’en défaire
Il ne faut surtout pas s’en poser

Y a-t-il quelque chose, qui dans ces moments s’interpose
Une sorte de réponse de l’intérieur
Est-ce qu’on pourrait remettre en cause toutes ces idées qu’on nous impose
Est-ce qu’on pourrait vraiment le faire

Mais comment peut-on
Être là sans être là
Et à quoi bon
Voir si l’on ne voit pas

Refrain

Et pourquoi donc doit-on rester sage et amorphe, abandonné
Alors que tout se défile devant nous 2x

03 - On voudrait savoir la fin

Comme dans toutes les histoires
On voudrait savoir la fin
Ce qui torture dans le noir
Ce qui nous libère enfin

Tu es parti sans rien dire
Faisant de nous des orphelins
Isolés dans tes souvenirs
Prisonniers de tes chagrins

Maintenant que tu es loin
Que tu nous laisses si absents
Dans ce monde qui n’est plus tien
Mais où tu es si présent

Dis-moi quelle marche à suivre
Pour rester un peu confiant
Moi qui décide d’y survivre
Moi qui ne suis qu’un enfant

Mais comment peux-tu me dire
Qu’il n’y a plus rien à tenter
Que l’on n’échappe pas au pire
Que tout semble condamné

Ce monde qui t’a délaissé
Que je voudrais voir crever
Est celui qui m’a vu naître
Comment puis-je continuer

Comme dans toutes les histoires
On voudrait savoir la fin

04 - Autour de nous

Dans ma tête tout se mélange
Je ne sais pas, je ne sais plus
L’importance qu’ont toutes ces choses
Qui me paraissent si superflues
Mais il pourrait que cela cesse
Que tout se remette à sa place
Si pour une fois on acceptait
De simplement se satisfaire

De tout ce qu’on a autour de nous
Un pas de plus vers le bonheur
Se défaire de ces illusions
Alors que tout semble si complexe

A la télé tout l’monde s’arrange
L’image est devenue une déesse
La réussite qu’on veut nous vendre
Me donne l’air d’un extraterrestre
Mais après tout pourquoi suivre
Ces idéaux qui nous font du mal
On pourrait bien en finir
Et simplement se satisfaire

05 - Tout allait si bien

Quand tu passais sous mes yeux
Tout s’éclairait, j’étais si heureux
Ces moments qui sont gravés
Au fond du cœur, à jamais
Et dans mon sang coule ce flot doré
Une rivière qui ne saurait
S’arrêter de ruisseler

Et même, que l’on me l’enlève, elle s’envole
Son rire qui parcourt le ciel, quel symbole
Tu crois que je suis dingue, mais tu ne peux pas comprendre
Tout allait si bien jusqu’à ce qu’on vienne me la prendre

Qui de vous dans les cieux
A bien pu me couper en deux ?
Je n’y croyais déjà pas
Dans ce vide infernal
Il faut survivre tant bien que mal
Dès l’aurore je pense à toi
Quand je m’endors, je rêve de toi

Je sème des graines de soleil, des tournesols
Je prie qu’ils surveillent le ciel, je perds le contrôle
Je crois que je suis dingue, mais il n’y a rien à comprendre
Tout allait si bien jusqu’à ce qu’on vienne me la prendre

Je crève à petit feu, mais je tiendrai ma parole
De vivre et d’être heureux malgré ton envol
Trouver dans ce qu’il reste quelque chose à comprendre
Pour que tout aille bien jusqu’à ce qu’on vienne me prendre

06 - Et seul évidemment

Obligation de sortir
Obligation de souvenirs
L’image a son importance
Réglementation des sens

Et seul évidemment

Obligation aux regards
Détérioration du courage
Dans la glace déjà le matin
Poussé à se faire violence

Et seul évidemment

Obligation aux remarques
Invitation à l’angoisse
À perdre le fil conducteur
Du combat salvateur

Et seul évidemment 2x

Les cris obstinés venant du fond sont-ils
Des rires, des pleurs, des craintes ou la révolte utile
Vas-tu laisser le monde entier se payer ta tête
Ou lui montrer de quel amour tu te chauffes

Obligation de sortir
Obligation de fournir
La vie a son importance
La mort son insuffisance

Et seul évidemment

Obligation de partir
relégation des souvenirs
Vu qu’on va tous y passer
Il n’y a rien à perdre à se lever

Et seul évidemment 2x

Refrain

07 - Dans la terre

Tu te sens puissant
Là-haut sur ton podium
Toi qui harangues les foules
Et pour qui toute la terre s’affole
Combien de fois verra-t-on cette mise en scène avilissante ?

Seule certitude, on finira tous dans la terre

Et que tu sois entre le paradis et l’enfer

Mais où as-tu la tête
Toi qui te pavanes devant nous ?
Tu sembles tout connaître
De nous
Combien de fois devrai-je supporter ton sourire narquois ?

Seule certitude, on finira tous dans la terre

Et que tu sois entre le paradis et l’enfer

Alors que l’important résidait dans l’avenir

Crois-tu vraiment qu’il fallait nourrir
Le rendement des petites ficelles ?

08 - Un monde meilleur

Seul dans mes pensées, je fais les cent pas, je tourne en rond
Je sais que ça ne sert à rien, mais je cherche la raison
Et perdu dans ces méandres, je ne vois plus la lueur
De ce ciel qui m’ensorcelle et qui me rattache à mes peurs

Prends les choses autrement
Fais confiance à la vie
Nous ne sommes pas là aujourd’hui
Pour attendre que tout soit fini

Si tu trouves une autre route, un autre destin, un autre monde
Si tu connais un endroit où vivre libre aurait du sens
Est-ce qu’au fond de nos cœurs on ne ressent pas
ce monde meilleur ?
Est-ce que tu sais que dans ce fond se trouve la clef du bonheur ?

Si tu trouves une autre route, un autre destin, un autre monde
Si tu connais un endroit où vivre libre aurait du sens

Si on trouve cette autre route, cet autre destin, cet autre monde
Si dans le fond on écoute cette liberté qui résonne
Il se peut que l’on devienne les habitants d’un monde meilleur
Et ces choses qui nous retiennent s’oublieront au fil des jours

09 - Tes efforts

Comment faire lorsque l’on n’comprend plus le fil des choses
J’ai beau chercher mais tout semble s’effacer
Toutes ces routes qui s’emmêlent, qui sans but continuent
Vont un jour se mettre à raisonner

N’abandonne pas tes efforts, laisse libre ton esprit
Ne crois pas que tu aies tort, malgré tout c’que l’on te dit
N’abandonne pas tes efforts, laisse courir tous ces bruits
Ces regrets et ces remords qui te déchirent dans la nuit

Mais comment se relever lorsqu’on a le cœur serré
Si bien que l’on n’distingue plus le bon du mauvais
Dans ce monde à contresens, aux images qui nous mentent
Nous reste-t-il une place pour espérer

N’abandonne pas tes efforts, laisse libre ton esprit
Ne crois pas que tu aies tort, malgré tout c’que l’on te dit
N’abandonne pas tes efforts, laisse courir tous ces bruits
Ces regrets et ces remords qui te déchirent dans la nuit

10 - Le ciel se déploie

Une envie de tout casser
Une colère insensée
Si tu ne veux pas en faire
Une bombe à retardement

C’est la force d’écrire
Qui me pousse dans la tranchée
C’est l’envie d’en finir
Et de tout arracher

Et le ciel se déploie
Comme un rêve qui s’élève
Aussi fort que cette foi
Qui me brûle les lèvres

Et comment te dire
Que ce feu est enfin là
Il grandit comme un empire
Qui ne croît que lorsqu’il y croit

Et dans cet horizon
On perçoit au loin le beau
Un centre d’émotions
Qui rassemble en son château

Et le ciel se déploie
Comme une trêve qui s’achève
Je crois bien que cette fois
On sentira monter la fièvre

Et le ciel se déploie
Que l’on vive ou que l’on crève
Jamais on ne l’oubliera
C’est ainsi que tout s’achève

11 - Marche arrière

Quel jour est-il ? Quelle heure est-il ? Où sont les humains qui savaient ?
Où sont les sages et les poètes ? Où est le monde qui m’a vu naître ?
Aujourd’hui je ne vois plus le lien, perdu, je ne reconnais plus rien !
Ils ont changé, fiers de leur science désincarnée, en perte de sens !
C’était hier qu’on se battait pour une liberté plus concrète,
Une vérité immémoriale, comme la nature est ainsi faite !
Si tout est écrit, mis en thèse, un destin, une naissance, une braise,
N’y a-t-il rien qu’une ligne droite, sommes-nous prisonniers de nos actes ?
Qui peut prétendre avoir raison, être infaillible, sommes-nous si cons
Pour croire qu’il n’y a qu’une seule pensée, qu’une seule action, qu’une tradition ?
Des dieux on en a créé tant ! Mais leur a-t-on laissé le temps
De faire leur job correctement avant de les soumettre à l’argent ?

En marche arrière

Mais où sont-ils ces Hommes qui avancent ?
L’heure est venue qu’ils sortent du silence !
Combien de temps faut-il à l’évolution
Pour que la vie soit plus subtile qu’une punition ?

L’histoire, que nous a-t-elle appris ? Et toutes ces belles phrases qu’on nous dit ?
A commencer par « Plus jamais ! » Mais a-t-on gagné ce pari ?
Faut-il penser à dire « Merci ! » ? Ou alors « Bravo ! » ? Mais à qui ?
A voir notre monde aujourd’hui, on pourrait croire que tout s’oublie !
Qu’importe les morts, qu’importe leur nombre, qu’importe ces corps sous les décombres!
La mémoire collective unit, les archétypes sociaux aussi,
Mais le pouvoir corrompt ce nid, l’unique berceau où l’humain gît,
Où il se développe et grandit à l’abri des liens qu’il construit.
Et l’ego libère ses démons sur ce monde que la haine régit !
Le seul problème c’est qu’ces démons sont des gens comme elle, moi ou lui :
Les mêmes qui aiment, les mêmes qui donnent, qui rêvent de réussir leur vie !
Nous sommes tous de ceux qui s’révoltent, qui changent le monde, qui le détruisent !

En marche arrière

Mais où sont-ils ces Hommes qui avancent ?
L’heure est venue qu’ils sortent du silence !
Combien de temps faut-il à l’évolution
Pour que la vie transcende cette aliénation ?

L’humanité n’a plus besoin de s’appliquer à faire comme si ;
Libre de penser qu’rien n’est sensé, qu’rien n’est fondé, qu’rien n’est donné !
Quel jour est-il ? Quelle heure est-il ? Faut-il refuser ce qu’on sait ?
N’est-ce pas à nous, ici, maintenant, de reprendre le chemin du vrai ?
Tout délaisser, abandonner, laisser venir et accepter
La justice d’un monde sans jugement, la réalité du mouvement
Les sens en éveil, le cœur allumé et la rage d’enfin tout changer
Et tous les jours se réveiller sans oublier qu’il faut quitter

La marche arrière

12 - Les enfants qu’ils étaient

Je me réveille ce matin, je vois traverser
Des rayons de soleil clandestins qui peinent à m’extirper

La nuit était si douce

Je vais à la fenêtre, je regarde dehors
Les arbres qui baignent dans la lumière, je m’en étonne encore

Je trouve ça tellement beau
Ça paraît si facile
Mais il n’y a pas de secret

Je ne comprends pas ces hommes qui se pressent à exister
Leur société me déforme, je n’arrive plus à rêver
Les enfants qu’ils étaient ont certainement oublié
Qu’avant eux et après la terre ne fait que tourner

J’ai encore cet espoir dans le fond de mon cœur
Faire disparaitre tout ce noir pour y laisser la splendeur

Il n’est jamais trop tard

Les gens autour de moi sont si préoccupés
Par des choses qui me semblent de telles futilités

Serait-il possible
D’un peu se recentrer
Plutôt que marcher dans le vide ?

Je ne comprends plus ces hommes qui s’entêtent à m’expliquer
Qu’on doit vivre dans la norme, alors qu’ils sont tous paumés
Les enfants qu’ils étaient feraient mieux de rappliquer
Ni avant ni après, c’est maintenant qu’il faut s’lever
Laissez libres vos croyances, laissez la vie vous guider
Prenez cette incroyable chance qui se dépose à vos pieds
Il se peut qu’elle se brise, il se peut qu’elle soit bornée
Mieux vaut mille tentatives que de tout laisser aller

Tout au long du voyage – Album 12 titres 2015

Paroles des chansons
01 - De ton amour

On s’est rencontrés sur la rue du Nord
Un jour où le soleil s’oubliait
Tu m’as regardé tendrement
Et j’ai compris pourquoi je vis
Mon cœur d’amour s’est rempli

Tu étais si belle dans ton tailleur
Une sorte de fée venue d’ailleurs
J’ai succombé immédiatement
Tu m’as si bien ensorcelé
Que je n’ai pas réussi à résister

Moi, j’vivrai de ton amour, de tes sourires
De tes yeux, de tous tes gestes
Même si c’est dur certains jours, ça vaut la peine
Etre à toi, c’est ma richesse

On est ensemble depuis ce jour
Et notre enfant grandit en toi
Tout s’est passé si simplement
Je n’aurais jamais imaginé
Qu’autant de bonheur puisse un jour m’arriver

Moi, j’vivrai de ton amour, de tes sourires
De tes yeux, de tous tes gestes
Même si c’est dur certains jours, ça vaut la peine
Etre à toi, c’est ma richesse

02 - Autant pour moi

Je suis assis à la terrasse de mon café préféré
Je r’garde les gens qui vont, qui passent, sans trop me questionner

Y a pas de sens, autant pour moi

Je guette le coin de la rue, de l’Italie jusque à La Tour
Dieu sait c’qui va nous tomber dessus, en tout cas moi, je suis pour

Y a pas de sens, autant pour moi
Et si ça vous dérange, autant pour moi

Alors que l’orage s’abat sur nous
Et que tout le monde se met à l’abri
Moi, je me lève et danse comme un petit fou
Oui je sais que c’est étrange, mais c’est parce que j’aime la vie

Oh je travaille dans le quartier, changer des ampoules, c’est mon passe-temps
Je mets à chanter pour communiquer le soleil que j’ai dedans

Y a pas de sens, autant pour moi

Y en a qui m’regardent comme la mort, alors que j’souris contre l’ennui
Ils viennent même me dire que j’ai tort, mais moi, vous savez c’que j’en dis

Y a pas de sens, autant pour moi
Et si ça vous dérange, autant pour moi

Refrain

Et j’en viens même à me demander pourquoi vous êtes comme ça
Si c’est votre fric qui vous rends tristes, pourquoi pas m’en donner

Mais y a pas de chance malheureusement pour moi
Et si ça vous dérange, autant pour moi

03 - Voir le monde

Devenir un homme idéal
Avec maison et bon travail
Acheter la plus belle auto
Écraser les autres s’il le faut
Petit, si tu veux devenir grand
Faut suivre la route de tes parents
Je suis à bout, j’peux plus respirer
J’ai tout plaqué et je suis allé
Voir le monde (4x)

Faut pas m’en vouloir si je suis parti
Vos beaux projets et vos folles envies
Avaient pris la place de mon cœur
J’avais besoin de renaître ailleurs
Voir le monde (4x)

Je dis oui à la vie, cette amie
Que j’avais laissé se faner
Comme une vieille chaussette oubliée
Et vu que c’est pour la vie, mes amis
Je veux bien vous la partager
Aujourd’hui je veux m’envoler et voir le monde

Des hautes montagnes aux profonds déserts
De l’aventure aux peurs solitaires
T’as bien le temps de réfléchir
Prise de conscience à n’en plus finir
Voir le monde (4x)

Je suis revenu comme j’étais parti
Ici chez moi rien n’avait grandi
Sauf peut-être le cœur d’un garçon
Qui s’était épris de passion
Voir le monde (4x)

Voir le monde (chœur)

Et si un jour la tristesse s’empare de votre vie
Que l’ennui se meurt dans votre esprit
Que tout semble fini avant d’avoir commencé
Relevez les yeux, le monde se déroule sous vos pieds

04 - Balance

Tu dois toujours regarder devant toi pour ne pas perdre ta route
Et tu dois encore couvrir tes arrières au cas où on nous écoute
Mais tu sais, je n’ai jamais lancé en l’air ton nom
Et tu sais, je n’ai jamais jeté la pierre sur toi

Balance tes idées, balance tes problèmes, balance tout c’qui t’enchaîne
Envoie tes poèmes sur ciel et sur terre, mais libère-toi la tête

Tu vas encore remuer le décor, changer tout pour être nouveau
Et tu vas encore écrouler sous l’effort, plonger dans tes idéaux
Mais tu sais, je n’ai jamais voulu te faire changer
Oh mais tu sais, là je n’en peux plus de te voir tourner

Refrain

Et on ira faire la vie sur la grand-route
Et on ira sentir le soleil coûte que coûte

Refrain

05 - J'importune

Intempestif et coléreux
Y a toujours des gens pour vous rendre malheureux
Et à vivre sa vie comme on veut
On rend les autres plus nerveux
A ventre ouvert et mains tendues
Y a pas de mal à fleurir ses vertus
Courir heureux à corps perdu
En oubliant les malentendus

Quoi que je fasse, j’importune des passants sur mon chemin
Etre différent, c’est comme être le dernier des vauriens
Quoi que je fasse, j’importune mes sympathiques voisins
Quoi que je fasse et quoi que je dise, je dérangerai toujours quelqu’un

Agressif et belliqueux
Ces gens finissent par nous rendre contagieux
Et même en marchant sur des œufs
On finit toujours par retomber sur eux
Un peu d’amour et d’amitié
Y a pas de mal à s’y laisser bercer
Rire de tout, bannir les préjugés
Vivre enfin en homme libéré

Quoi que je fasse, j’importune des passants sur mon chemin
Etre différent, c’est comme être le dernier des vauriens
Quoi que je fasse, j’importune mes sympathiques voisins
Quoi que je fasse et quoi que je dise, je dérangerai toujours quelqu’un

A priori faut pas perdre la guerre
Même si y a des matins où je peine à rêver
Mais même au plus profond de l’hiver
Je briserai ces démons insensés
Faut pas croire que vous m’faites chialer
Ça j’l’ai appris depuis que je suis né
J’ai juste un jour peur de m’endormir
Sans avoir pu vous le dire

06 - Amour en solde

C’est aussi simple que ça
C’est aussi beau que toi
Et pourtant je n’ose pas te prendre la main

C’est aussi drôle que moi
A te regarder les doigts
Et pourtant je n’ose pas te prendre dans mes bras

C’est aussi ça de sentir
Le ventre qui se réchauffe
Et pourtant je n’ose pas prendre tes lèvres

C’est aussi toi qui chavires
Ma tête de désirs
Et pourtant je n’ose pas simplement te le dire

Et finalement je prends des gifles tout le temps
Aussi mauvais parleur que moi mon cœur s’emballe chaque nouvelle heure
Et tristement je me retrouve à faire mon testament
A mon chat qui aura été ma plus fidèle compagne

C’est pas chic pour moi
Qui est tant d’amour en solde
Et pourtant je crois à une passion bien plus forte

Je suis le naïf du village
Celui qui aime les contes de fées
Et pourtant je n’arrive pas à abandonner

Refrain

07 - Tout au long du voyage

Tout au long du voyage
Défait de ses chaines
Baigner dans milles visages
La mer est humaine

Aussi loin que les étoiles
Là ou vivent les rêves
Prendre le temps à son aval
Et laisser venir

Et peut-être et peut-être
Que l’on se rend compte
Que ce monde est en fête
Même sous les bombes

Tout au long du voyage
Pleurer danser et rigoler
Reprendre au fond des âges
Ces sentiments oubliés

Aussi près de l’amour
Qu’on se laisse faire
Aujourd’hui et pour toujours
Porté par son air

Refrain

Et je me réveille tranquillement
Je jette un regard au ciel en souriant
Ne plus jamais écouter les gens qui ont fermé les yeux
Ne plus jamais écouter les gens qui ont fermé les yeux

08 - Mon rêve

Des fois j’voudrais m’en aller
Et pouvoir tout oublier
J’voudrais savoir si seulement
Quelqu’un viendrait me chercher
Si je m’envolais au ciel
Qu’au dos me poussaient des ailes
J’irais conquérir la terre
J’aurais des milliards de frères

Et je vivrais, je vivrais mon rêve (2x)

Des fois j’voudrais m’arrêter
Et pouvoir tout oublier
J’voudrais savoir si demain
On m’fera tout recommencer
Si je délaissais ma haine
Que mes mains brisaient leurs chaînes
J’irais détruire les frontières
Unis comme un univers

Et je vivrais, je vivrais mon rêve (2x)

Des fois j’voudrais pardonner
Et pouvoir tout oublier
J’voudrais savoir si maintenant
J’ai le cœur assez grand
Si j’abandonnais mes peines
Que ton sang coulait dans mes veines
J’abolirais les critères
Le monde serait plus ouvert

Et je vivrais, je vivrais mon rêve (2x)

09 - En vert et contre tout

J’ai un cousin qui s’appelle Marc-Henri
Il dit que pour réussir dans la vie
Il faut se poser les bonnes questions
Pour le plus vite amasser le pognon

Et je suis sûr que quelque part il a raison
Et je suis sûr que pour ma part, il me fout l’cafard

J’ai un voisin qui s’appelle Michel
Il impose ses théories au bistrot
Comme quoi tout le monde voit faux
Alors que c’est le dernier des idiots

Et je suis sûr que quelque part il a raison
Mais je suis sûr que pour ma part c’est un connard

Et j’aimerais peindre les murs en vert et contre tout
Pousser les barrières
J’aimerais peindre les murs en vert et contre tout
Respirer un nouvel air

J’ai un collègue qui s’appelle Claudy
lui sa fierté c’est sa belle Audi
Son travail sa compétition
Et heureusement pour lui son unique passion

Et je suis sûr que quelque part il a raison
Mais je suis sûr que pour ma part c est un connard

Refrain

Et si un jour vous ne saviez comment faire
Si un ami vous pousse à l’ennui
Pensez qu’en vert et contre tout
On n’échappe pas à l’avis d’ces cons

Et je suis sûr que quelque part j’ai raison
Et je suis sûr que quelque part j’suis un connard

Refrain

10 - Lit vide

Il est bientôt six heures du matin
Je n’ai pas dormi depuis si longtemps
Toutes ces histoires remuent en moi
Comme un chien tirant sur sa laisse

Rien n’aiguise mieux mes sens que de sentir ton absence

alors que l’ombre me garde
Le jour se lève enfin
Dois-je reprendre cette vie qui me charme
Ou fermer ma porte à jamais

Je n’ai pas trouvé de sens
À contempler ton absence

Il faudrait que j’me lâche, que j’me fâche, que j’te fasse, p’tite connasse
Payer tes arriérés depuis le temps
Que j’ramasse, à la masse tes caprices de vorace
Les lésions que tu laisses finiront par te rattraper
Dois-je être le vengeur masqué
Pour enfin te voir abdiquer

Je refais le film de tes louanges
Et comprends qui est le con
Je repense à tout tes mensonges
Et tes vils intentions

Je vais changer de sens
Et oublier ta présence

Refrain

J’ai senti mon lit vide ce matin mon coeur s’en est allé à l’aube
Et dans mon lit vide ce matin ma vie s’est dénuée de sens 2x

11 - Frères de cocaïne

Laisse tomber ton histoire
Obsédé par le seul espoir
Court-métrage des faits passés
Vas-tu donc arrêter de te lamenter

Laisse courir ces vieux regards
Et la mémoire en poudre noire
Va chercher dans un autre remède
Pour redresser la cause que tu plaides

Si tu l’aimes le problème c’est d’te regarder dans les yeux
T’as la haine de la vie des gens des amoureux
Emporter par ta poudre qui t’avale à délicieux
Si tu n’lèves pas la tête, tu seras trop vieux
Pour regarder tes enfants, qui seront trop grands
Alors serre les poings et casse la gueule
De cette merde qui t’entraîne vers le bas
Et puis regarde dans le fond il n’y a que du bon

Dis-moi pourquoi le destin
N’a pas mis de balles sur ton chemin
Le courage des lendemains
Hurle sous ta poussière blanche

Et dis-moi pourquoi sur tes mains
On voit la force qui habite
Ho putain lève les au ciel
Sors ces ombres de tes poches

Si tu l’aimes le problème c’est d’te regarder dans les yeux
Dans la haine il n’y a pas de vie ni d’amoureux
Et emporte ta poudre aux traits malheureux
Et relève la tête, tu n’es pas trop vieux
Pour regarder ces enfants, ceux qui t’appellent papa
Alors serre les poings et casse la gueule
De cette merde qui t’entraîne vers le bas
Et puis regarde dans le fond il n’y a que du bon

12 - Tôt ou tard

Caïd jouant aux armes prends garde
Tôt ou tard
richissime bâtard amassant les dollars
Tôt ou tard tout se paye

Et ce jour venu où ta vie passera au jugement
Je rirai bien de voir ta tête
Car toi qui a tant méprisé les gens
Tu deviendras leur marionnette

Président, fanatique, assassin hilare
Tôt ou tard
représentant religieux, sympathisant manipulateur
Tôt ou tard tout se paye

Et ce jour venu où ta vie passera au jugement
Je rirai bien de voir ta tête
Car toi qui a tant méprisé les gens
Tu deviendras leur marionnette

Et je regarde d’en bas ce qui se passe en haut et je me sens si faible
Et je regarde d’en bas ce qui se passe en haut pendant qu’on nous achève
Et je regarde d’en bas ce qui se passe en haut mes yeux sont pleins de haine
Et je regarde d’en bas ce qui se passe en haut et ça me fout la fièvre